L'accession à l'appropriation

Habitat Communautaire et autogéré / Paris (75)

 "Il faudrait sans doute imaginer de nouveaux produits correspondants à des nouvelles situations sociales, comme des lieux partiellement autogérés, des appartement collectif..." Florence Bouillon.

L’histoire de ce projet peut etre perçue comme la rencontre entre une population au mode de vie singulier et un lieu délaissé particulier, riche d’usages et d’histoires. Le projet consiste à créer un mode d’habiter pour les plus démunis en s’inspirant des pratiques, usages et organisations sociales de collectifs auto-gérés. Dans son mémoire en sociologie de l'habitat, il se concentre sur l'étude de squats, pour comprendre comment des gens réussissent à s'approprier des lieux abandonnés et les transformer en un écosysteme equilibré et réactif avec son quartier, ses voisins et sa ville.

Une des données qui resort de cette étude, est l'equilibre entre les différents degrés d'intimité, 40% d'espace public, 40% d'espace partagé, 20 % d'espace intime. L’étude des lieux collectifs auto gérés permet d’imaginer une solution plus adaptée aux besoins, car les réponses institutionnelles proposées ne semblent pas adaptées aux modes de vie et aux attentes des mal logés. 


Il reste dans Paris des lieux abandonnés marqués d’histoires fortes, des lieux qui ont connu dans le temps, diverses fonctionnalités dans son rapport à la ville et à ses habitants. Le petite ceinture de Paris est chargée de potentiels bâtis abandonnés ou sous exploités. On y découvre aussi des persepectives inhabituelles, une végétation luxuriante et une mulitude d’usages.

Programme : Logements partagés / Accueil de jour / Café restaurant associatif / Atelier de récupération et de fabrication

Surface habitable : 8 000m² 

 

Conception : Antoine Segurel